Essai sur le terrain : tomates cultivées avec des volumes d’irrigation réduits

13. Juil 2026 | Forschung, Généralités

Dans la région de Séville (Benacazón), en Espagne, SGS Institut Fresenius a mené en 2023 une étude indépendante sur le terrain portant sur la culture de tomates en plein champ. L’objectif était d’examiner comment l’utilisation de granulés retenant l’eau influe sur le rendement et la qualité des fruits lorsque le volume d’irrigation est considérablement réduit. Les résultats montrent que, dans les conditions d’essai, les besoins en eau ont pu être considérablement réduits sans aucune baisse du rendement ni de la qualité des fruits par rapport à une irrigation complète.

Montage expérimental

  • Culture : Tomates cultivées en plein champ, variété H1015.
  • Situation géographique : Sud de l’Espagne, climat chaud et sec, avec une agriculture irriguée typique.
  • Partenaire : SGS Institut Fresenius, un organisme de contrôle indépendant et officiellement reconnu.
  • Produits : granulés retenant l’eau « Polygrain », à épandre une seule fois dans le trou de plantation lors de la mise en terre.

Deux groupes de zones ont été créés

  • Parcelles témoins : culture de tomates selon le régime d’irrigation standard (100 % d’eau).
  • Parcelles expérimentales : culture de tomates selon des pratiques de gestion identiques, mais avec un réservoir d’eau dans la zone racinaire et un volume d’irrigation considérablement réduit.

La variété, la densité de plantation, la fertilisation et la protection des cultures étaient identiques dans les deux groupes ; la seule différence concernait le volume d’eau et l’utilisation des granulés.

Régime d’irrigation

  • Référence : irrigation au niveau habituel tout au long de la saison de croissance.
  • Parcelles expérimentales : réduction du volume d’irrigation et du nombre d’arrosages, ce qui s’est traduit par un apport total en eau par saison inférieur d’environ 45 à 52 % au niveau de référence.

Cette simulation illustrait un scénario de réduction des coûts pertinent dans la pratique, notamment en cas de restrictions d’eau ou de hausse des coûts.

État des plantes et pratiques culturales

Au cours de la période d’essai, il est apparu que l’utilisation des granulés n’entraînait aucun dommage visible sur les plantes. Les peuplements situés sur les parcelles où les volumes d’irrigation avaient été réduits sont restés sains et ne présentaient aucune différence notable d’aspect par rapport à ceux des parcelles entièrement irriguées. La gestion des cultures a pu être assurée sans qu’il soit nécessaire d’apporter des ajustements au produit ; l’application lors de la plantation s’est déroulée sans problème.

Ainsi, la diminution de la quantité d’eau n’a pas entraîné l’apparition de symptômes de stress supplémentaires tant que la réserve d’eau dans le sol est restée intacte.

 

Résultats expérimentaux

  • Rendement : Sur les parcelles où la quantité d’eau d’irrigation a été réduite d’environ 45 à 52 %, le rendement total en tomates s’est avéré comparable à celui des parcelles de référence entièrement irriguées. Aucune baisse significative du rendement n’a été observée. Les variations entre les traitements se sont situées dans la fourchette habituelle ; aucune tendance claire vers une baisse des rendements liée à une réduction de l’apport en eau n’a été mise en évidence.
  • Qualité : Les paramètres de qualité examinés (notamment la teneur en sucre/degrés Brix, la taille des fruits et le pourcentage de produits commercialisables) dans les parcelles expérimentales se situaient dans la fourchette observée dans les parcelles de référence.
    Aucun signe de perte de qualité allant au-delà des fluctuations saisonnières normales n’a été constaté.

Conclusion

En ce qui concerne les exploitations agricoles, cette étude démontre clairement, dans le cas de la culture de la tomate, que dans les conditions testées, il est possible de réaliser des économies d’eau d’environ 45 à 52 % par rapport au volume d’irrigation précédent, sans baisse significative du rendement ni de la qualité des fruits par rapport à une irrigation complète.

Cela se traduit par des économies substantielles en matière de consommation d’eau et d’irrigation, en particulier dans les systèmes où les droits d’eau sont onéreux, où les coûts énergétiques sont élevés ou où la disponibilité en eau est limitée.