Reforestation d’automne : plantons aujourd’hui ce qui nous protégera demain

10. Août 2026 | Agriculture, Forêt

L’été 2026 a également posé des défis majeurs aux forêts européennes. Les feux de forêt qui ont ravagé de nombreuses régions d’Europe ont mis en évidence les conséquences de la chaleur et de la sécheresse. Selon les données du Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), environ 254 000 hectares de terres dans l’UE avaient déjà été touchés par des feux de forêt au 22 juillet. Avec 1 254 incendies majeurs recensés, ce chiffre représentait à cette date plus du double de la moyenne à long terme. La superficie brûlée était également supérieure à la moyenne des vingt dernières années.

Cela met d’autant plus en évidence l’importance de forêts saines et résilientes. Près de la moitié du territoire autrichien est recouverte de forêts : plus de quatre millions d’hectares — soit environ 48 % de la superficie totale du pays — sont boisés. L’Autriche figure ainsi parmi les pays les plus boisés d’Europe. Mais les forêts sont bien plus qu’une simple vaste étendue verte : elles fournissent du bois, une ressource renouvelable, servent d’habitat à environ deux tiers des espèces indigènes, stockent le carbone et protègent les agglomérations et les infrastructures contre les risques naturels.

L’importance des forêts de protection est particulièrement frappante : environ 42 % de la superficie forestière autrichienne remplit une fonction de protection. Selon le ministère fédéral, sans cette infrastructure de protection naturelle, près de 50 % de l’espace de vie et de l’espace économique de l’Autriche ne pourraient pas être utilisés sous leur forme actuelle.

[Quellen: Bundesministerium für Land- und Forstwirtschaft, European Forest Fire Information System]

Le reboisement est un investissement qui s’étend sur plusieurs décennies

Avec l’arrivée de l’automne, une saison importante pour le reboisement et la replantation commence. Il ne s’agit plus simplement de combler les espaces vides avec des arbres. Les forêts que l’on plante ou que l’on régénère aujourd’hui doivent être capables de s’adapter aux conditions climatiques des décennies à venir.

Le choix des essences, l’origine des plants, la qualité de la plantation et les conditions propres au site jouent tous un rôle essentiel. Parallèlement, l’approvisionnement en eau pendant la phase d’établissement revêt une importance croissante.

En effet, même un arbre bien adapté à des conditions plus sèches sur le long terme doit d’abord s’implanter. Les jeunes arbres forestiers ne disposent que d’un système racinaire limité et ne sont pas encore capables de puiser l’eau dans les couches profondes du sol. C’est précisément au cours de cette phase que des périodes prolongées sans précipitations peuvent entraîner des taux de mortalité élevés.

Mieux tirer parti des précipitations

Une façon d’aider les jeunes plants pendant cette phase délicate consiste à maintenir l’eau présente dans la zone racinaire immédiate pendant une période plus longue. Des granulés retenant l’eau, tels que Polygrain ou Polygrain Tab 5, sont incorporés directement dans le sol lors de la plantation ; ils absorbent l’eau de pluie et la restituent au milieu lorsque la sécheresse s’installe.

Cette méthode peut être intégrée aussi bien aux procédés de plantation manuels qu’aux procédés modernes de plantation mécanisés. Cela permet de prendre en compte le stockage de l’eau dès le début de la mise en place d’un nouveau peuplement, plutôt que de ne réagir au stress hydrique qu’une fois celui-ci survenu.

C’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un investissement destiné à s’inscrire dans la durée, sur plusieurs décennies : un bon départ joue un rôle déterminant dans l’évolution future de la forêt.